Un homme « heureux »

Sara Giraudeau surgit, quant à elle, de manière inattendue et, en amoureuse de la danse et de l’électro, elle apporte une incroyable énergie à ce qui pourrait n’être qu’un mélo. Du côté de Bertrand Belin – déjà dirigé par les Larrieu dans Tralala – il campe finement ce père de retour dans un foyer qu’il n’avait pas fondé, puisqu’il était marié. Le comédien, musicien par ailleurs, a signé une partie de la musique originale du film, Shane Copin s’occupant de la partie électro. D’une grande variété, avec même des sonorités de cloches, de tambours indiens, à côté d’instruments plus classiques, cette musique épouse avec bonheur les différentes étapes du scénario.

Le sujet se prêtait au mélo, les frères Larrieu réussissent haut la main à signer une belle histoire sur le couple et la paternité, sur la transmission aussi -même si elle n’est pas exempte de naïveté – tout en montrant en toile de fond cette France des petits boulots, où l’on s’efforce en permanence à joindre les deux bouts.

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