Kirk Douglas en peintre torturé

Certes, la réalisation de Minnelli repose sur un académisme certain, mais elle restitue bien le parcours d’un homme dévoré par des démons intérieurs et le choix de différentes couleurs pour accompagner les saisons de la vie hors normes de ce peintre fonctionne parfaitement. Et cet artiste, c’est Kirk Douglas, habité par son personnage et qui signe une composition hallucinante.

Pour la partie dévolue à Auvers-sur-Oise, où le peintre passa les derniers mois de sa vie tragique et où il est mort en juillet 1890, l’acteur s’est fait faire la même couleur et la même coupe de cheveux que Vincent Van Gogh, et certains habitants âgés du village ont cru voir un revenant. Et son jeu est tellement réaliste que, devant la scène où le peintre se tranche l’oreille, les deux fils de Kirk Douglas ont quitté le cinéma, croyant que leur père s’était volontairement mutilé.

Bien sûr, il y a aussi la prestation de Anthony Quinn en Gauguin, qui lui valut un Oscar du Meilleur second rôle en 1956. Bref, un classique sur un artiste maudit avec un biopic haut en couleurs.

Laisser un commentaire