Une femme en détresse

Le parallèle entre cette médecin blessée et la tigresse, victime de la folie des hommes (la séquence d’ouverture chez son propriétaire qui la garde dans une cage aménagée dans sa demeure de mafieux est étonnante) fonctionne bien. Si le récit linéaire est assez classique, tout comme la réalisation, Andrei Tănase parvient à exprimer par de courtes séquences la détresse intérieure de Vera qui tente de faire front malgré tout. Et de sauver ce félin en liberté – et qui se prénomme Rihanna, tout un programme – pourchassé par la gendarmerie et ses anciens propriétaires. Sans tomber dans le verbiage, ni l’outrance de jeu, Catalina Moga signe une prestation d’une grande efficacité.

Un film court et économe en dialogues, ce qui change de l’univers habituel du cinéma roumain. En parallèle, l’histoire montre aussi comment le clergé peut appliquer des règles strictes pour enterrer un bébé non baptisé loin d’un cimetière, tout en se déplaçant pour les funérailles surréalistes d’un tigre…

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