Plus généralement, à travers le parcours difficile et les interrogations du jeune Nino, le film dénonce la manière dont tout dogme – qu’il soit religieux ou politique – est une violence faite à la liberté de chacun. Et bloque toute réflexion un peu personnelle. Ainsi, la mère de Nino a bien du mal à « comprendre » son fils, car elle est complètement embrigadée par la doctrine religieuse. Et on voit bien comment Nino a bien du mal à avouer ces « désirs » sexuels.
De manière indirecte, le film montre aussi le racisme qui gangrène une certaine société argentine. Ainsi quand la mère découvre la statue du Christ, elle demande à ce qu’il soit un peu plus foncée et sa voisine d’ajouter : « Oui, plus noir, plus exotique. » Enfin, on ne peut qu’être étonné de la maturité du jeune Nicolás Diaz, qui décroche ici son premier rôle, et qui fait montre d’un naturel confondant. Pour un premier long métrage, Jean Sebastian Torales réussit l’examen de passage avec un récit ambitieux.
