CINÉMA / MERCREDI 7 AOÛT 2024
ALMAMULA, de Jean Sebastian Torales – 1H34
Avec Nicolás Diaz, Martina Grimaldi, Maria Soldi
Mon avis : 4 sur 5
L’histoire
Dans son quartier à Santiago del Estero, au nord de l’Argentine, le jeune Nino est régulièrement la victime d’actes homophobes parce qu’efféminé. Afin de le protéger, sa mère très croyante emmène toute la famille à la campagne pour les vacances d’été. La forêt près de la maison a la réputation d’être hantée par l’Almamula, un monstre qui, selon la légende, enlève tous tous ceux qui commettent des péchés charnels. Alors qu’il assiste aux leçons de catéchisme en préparation de sa confirmation, Nino se sent étrangement attiré par la forêt maudite.
Ce qui touche dans ce film ?
Avec ce scénario original en diable, Juan Sebastian Torales évoque de manière métaphorique comment l’église de son pays considère que l’homosexualité est anormale. De manière subtile, son film se situe à la limite de plusieurs genres : film d’auteur, opus d’horreur, fantastique… de telle sorte qu’il échappe à toutes les cases. Le réalisateur de souligner : « (…) Le personnage de Maria, la gouvernante de la famille de Nino. Son nom est Luisa Lucia Paz, elle est transgenre et c’est une icône dans ma ville natale, mais pour moi, elle est simplement Maria. Ou même Nino, je ne pense pas à lui comme un « garçon gay ». Donc, je pense que c’est la même chose avec les films pour moi, je ne les considère pas en termes de genres. Mais en conclusion, laissez-moi juste dire ceci : la puberté est un film d’horreur. Elle devient ce monstre avec des poils et des boutons (rires). »

