Portée par une mise en scène raffiné et qui ne sent pas la poussière, la mise en images animée des objets étant très réussie, Michèle Maly croise cette histoire complexe et fascinante des rites de la mort égyptienne, où figurent des dieux comme Anubis, Isis, Osiris et Horus, avec celle du Musée Egizio de Turin. De fait, ce musée connu dans le monde entier a été fondé en 1824 et fut le premier musée égyptien du monde, avec l’apport de la collection de Bernardino Drovetti, consul de France en Égypte. Un musée dont les collections furent augmentées encore de près de 20 000 pièces par Ernesto Schiaparelli, archéologue et égyptologue qui dirigea l’institution de 1894 à sa mort en 1928. C’est grâce à ces précurseurs, comme le raconte ce documentaire très riche, que Jean-François Champollion fera les recherches le conduisant à percer le mystère des hiéroglyphes.
Vivant et rythmé, ce film-documentaire passionnant, nourri des découvertes les plus récentes, est un voyage philosophique sur la vie éternelle de l’Égypte ancienne où, sous peine de ne point respecter certaines règles, on pouvait périr dans le néant cosmique. Il permet enfin de réunis quelques unes des plus belles pièces de l’Égypte antique témoignant de ses rites de passage vers l’au-delà.
