Jouant sur la beauté des paysages sauvages des Pyrénées, la Nature étant l’autre « personnage » de ce récit épique, Paul Urkijo signe une réalisation qui a du souffle, même si les séquences les plus fantastiques ne sont pas les plus frappantes. Porté par une distribution solide – on retrouve Itziar Ituño, connue pour son rôle dans La Casa de Papel, campant de manière inattendue le personnage de Mari – ce film, efficace dans les scènes d’action (l’attaque d’ouverture de la bataille de Roncevaux notamment), touche aussi dans ses séquences plus intimes, introspectives.
Plongée dans une culture ancestrale et les sonorités de la langue basque si originale, Irati prouve qu’on peut traiter des sujets mythologiques sans tomber dans une mise en scène déshumanisée aux scènes spectaculaires gratuites. Un film ambitieux, parfois déroutant pour un public pas au fait de la culture basque, qui a été récompensé par le Prix du public et celui des effets spéciaux au Festival de Sitges 2022.
