L’espace d’un amour

Dans cette quête, le prix à payer pour retrouver son frère peut paraître très morbide : Jérémy Clapin opte pour un troc a priori immoral même si Elsa choisit des êtres dont personne ne devrait regretter la disparition ! De manière indirecte, cette histoire aborde la question des êtres malades ou deux ceux qui ne sont pas productifs, renvoyant à notre société, comme dans un miroir déformant, une réalité qui, pour être cruelle, n’en est pas moins juste. Et la relation (imaginaire ?) avec les extraterrestres renvoie aussi à cette injustice qui peut nous habiter à la perte d’un être cher, surtout quand il est dans la force de l’âge.

De manière poétique, Jérémy Clapin se joue des codes du genre, pour évoquer un univers où finalement on se demande si l’on meurt vraiment. La manière de voir peut en dérouter plus d’un, tout comme une certaine lenteur du récit mais, avec l’utilisation des séquences animées de belle facture, le cinéaste réussit un opus qui ne manque pas d’originalité.

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