Jouant sur le procédé, vieux comme le monde de la voix off personnelle, Éléonore Saintagnan signe un film en forme de journal intime en apparence désordonné. Une manière économique d’évoquer aussi des choses qui ne sont pas à l’image et de structurer son histoire.
Même s’il y a un climat certain dans ce récit personnel, il manque pourtant une épine dorsale au scénario pour vraiment nous concerner. Et l’apparition finale du « monstre » – sûrement par manque de moyens – tombe un brin comme un cheveu dans la soupe. La magie est alors un peu cassée… et les errances bretonnes de cette jeune femme tournent un brin en rond.
