Dans les coulisses de « Paris Brûle-t-il »

Ce que montre très bien l’exposition, notamment à l’aide de reportages, c’est comment René Clément a utilisé ces archives en les insérant dans des séquences – la prise d’un fusil à un soldat tué, la retraite d’une colonne de soldats nazis sur les berges de Seine – où il reconstitue, avec un grand réalisme, une partie de l’action passée.

Proposé deux décennies après la Libération, le film passe sous silence certains épisodes pour ne pas trop froisser les mémoires et des témoins encore bien vivants. Ainsi le portrait de général von Choltitz est-il adouci car l’homme était aussi un SS connu pour sa brutalité. De même, on ne voit pas les femmes tondues pour avoir fréquenté l’ennemi ni certains prisonniers allemands molestés par des Français.

Avec cette exposition, le Musée démontre bien comment l’imaginaire cinématographique s’est emparé de cette page d’Histoire. Outre cette exposition, il faut profiter de la visite pour découvrir, sous terre, le poste de commandement du Colonel Rol-Tanguy qui se trouve sous les salles d’exposition. Un héros de la Libération qui est campé dans le film de René Clément par un Bruno Crémer plus que crédible.

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