Donald Sutherland, un sacré numéro

Jeune, Donald Sutherland avait d’abord étudié l’ingénierie à l’université de Toronto avant de de réorienter vers l’anglais et de commencer à jouer dans des productions théâtrales de l’école. Diplômé en 1956, Sutherland s’était inscrit à l’Académie de musique et d’art dramatique de Londres et commença à jouer dans des pièces du West End et à la télévision anglaise. Il avait continué sur le même registre après avoir filé à Los Angeles jusqu’à ce que le cinéma ne change la donne dans son parcours.

Dès son premier film, il donne la mesure de sa démesure en campant dans Les Douze Salopards, en 1867, un psychopathe se faisant passer pour un officier. Ensuite, il y aura De l’or pour les braves et M.A.S.H pour lancer définitivement sa carrière où il marquera de son empreinte bien des rôles dits seconds. « Il y a plus de défis dans les rôles de personnages secondaires« , notait-il au passage.

Pour autant, il a marqué aussi des premiers rôles. On se souvient par exemple de sa prestation exemplaire en patin priapique dans le Casanova, de Fellini en 1976 ou dans Les Liens de sang, de Claude Chabrol, en 1978. Et que dire de son personnage de détective dans Klute, d’Alan Pakula en 1971 ?

Dans la dernière décennie, Sutherland avait plus travaillé pour le petit écran, en particulier dans Sur le chemin de la guerre, de HBO : il campait le secrétaire à la Défense du président Lyndon Johnson.

S’il n’avait pas le physique d’un jeune premier, Donald Sutherland était un acteur caméléon aussi à l’aise dans les superproductions chères à Hollywood (Alerte !, de Wolgang Petersen) que dans les films d’auteur, plus engagés comme Une saison blanche, d’Euzhan Palcy, en 1989.

A noter : Le jeudi 4 juillet, Paris Première diffusera à 21h00, La Grande Attaque du train d’or (1979) et le lundi 15 juillet à 21h00, Swimming with Sharks, une mini-série inédite de Kathleen Robertson avec Diane Kruger.

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