Un journal intime sous Covid

Indéniablement, Olivier Assayas parvient à récréer ces petits riens du quotidien et le climat « hors du temps » de ces semaines sous Covid où chacun vivait au jour le jour, plus ou moins sujet à la peur. Pour autant, cette chronique familiale intime ne parvient pas à nous concerner vraiment, un peu plombé aussi par le ton monocorde de cette voix-off, même si ce parti-pris de dire façon Nouvelle Vague joue sur le clin d’œil cinématographique. Tout comme le cinéaste multiplie ouvertement les références picturales, notamment celle de Hockney ou de Monet.

Alors, même si les comédiens font tout leur possible pour faire passer les émotions, les névroses aussi, ce journal intime semble très long, anecdotique et pas vraiment palpitant. Finalement, ce scénario autobiographique aurait sans doute été plus « parlant » dans un livre que sur grand écran où le résultat est plus que bancal.

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