Ce documentaire décrit bien comment Sergio Leone a peaufiné ses films, et mêle ‘analyse filmique (avec des spécialistes comme Noel Simsolo et Christopher Frayling) au portrait intime : il montre notamment, à travers le témoignage de ses enfants comment le cinéaste était très « famille ». Et comment ceux qui ont travaillé avec lui ont fait partie de sa famille. On voit notamment des archives rares de Leone travaillant avec son compositeur fétiche et alter ego musical, Ennio Morricone. Et une actrice comme Jennifer Connelly raconte non sans émotion comment il dirigeait avec une douceur infinie l’adolescente timide qu’elle était sur le plateau de Il était une fois en Amérique.
Il a recueilli aussi des témoignages émouvants comme celui de Clint Eastwood, qui lui doit son démarrage de carrière, et se souvient comment il communiquait sur le plateau par gestes – l’un ne parlant pas anglais et l’autre l’italien – sur le plateau de Pour une poignée de dollars. Ou encore celui de Robert de Niro, qui connut pourtant quelques différents sur le tournage de Il était une fois en Amérique. Quant à Martin Scorcese, il explique avec justesse comment l’univers d’un Leone touche aussi bien vers l’opéra qu’à la commedia dell’arte, ayant su glisser une vraie dimension d’humour dans ses scénarios.
Un cinéaste qui résumait son art d’une phrase : « Le cinéma est avant tout un spectacle immense. » Il l’a prouvé en influençant bien des réalisateurs dont Quentin Tarantino qui témoigne de sa passion pour son univers dans ce documentaire riche et documenté.
Une des dernières interviews sur Il était une fois en Amérique
