La griffe Jeanson

Ce documentaire montre bien comment, ce rebelle dès son plus jeune âge – à 7 ans, il aimait déjà lancer en passant devant l’appartement d’un officier de paix, « Morts aux vaches ! »- a vite compris qu’il ne ferait pas carrière comme grand comédien avant de devenir journaliste, à la plume redoutable (il sera plusieurs fois condamné pour ses écrits virulents) et de basculer vers le cinéma. Dès 1932, Henri Jeanson débute en signant dialogues et scénario de La Dame de chez Maxim’s, d’Alexander Korda. Ensuite, de Marc Allégret à Marcel Carné en passant par Maurice Tourneur, il ne cessera de nourrir une impressionnante filmographie. Et réalisa même en 1949, Lady Paname, évocation nostalgique du monde du spectacle dans les années 1920 avec Louis Jouvet et Suzy Delair, qui fut une peste sur le plateau. Un film qui, aux yeux d’un Patrice Leconte, résume son univers.

S’il a aussi écrit pour le théâtre cinq pièces, Henri Jeanson n’y reçut pas le succès escompté. Au cinéma, en revanche, il est parvenu à faire vivre un parler populaire, quand un Jacques Prévert créait un univers plus poétique. Patrice Leconte note avec humour: « Dans la vie, personne n’écrit nos dialogues, c’est pour ça qu’on dit des conneries. »

En complément, Gaumont Classique permet de se replonger dans cet univers de mots et de bons mots avec la diffusion d’incontournables, de Pot-Bouille, de Julien Duvivier à Les Maudits, de René Clément, en passant par La Minute de vérité, de Jean Delannoy. Si la Nouvelle Vague ne fut pas toujours tendre avec ce « Jeanson« , on mesure à quel point sa marque a été capitale dans l’histoire du cinéma français.

La bande-annonce en un clic :

https://drive.google.com/file/d/1P3fV1dVOnPECiFJsl8W1CV4zo48gT44w/view?usp=sharing

En direct sur la plateforme

Laisser un commentaire