Avec une mise en scène qui plonge le spectateur dans ce monde de la nuit – la photographie est « magnifique » – La Belle de Gaza évoque aussi bien la prostitution arabe en Israël que la question de genre, le poids du patriarcat et la vie de ces « femmes » de l’ombre. Et l’on ne peut qu’être frappé par la manière dont Yolande Zauberman arrive à faire « parler » Talleen Abu Hanna, dont la personnalité exprime beaucoup de force, malgré les blessures profondes, Israela ou encore Nadine.
À travers ces témoignages, ces images « volées » à la nuit, la cinéaste éclaire le parcours des transsexuels palestiniens qui fuient Gaza pour Tel-Aviv afin de vivre librement leur nouvelle identité.
Jamais voyeuriste, ce documentaire est fort et dérangeant.
