Dieu et le désir

La réalisation de Carmen Jaquier ne manque pas d’atours, notamment dans l’utilisation du cadre rural qui dégage une atmosphère de paix non exempte d’un certain mysticisme dans une région où, au XIXe siècle, comme le souligne la réalisatrice, la société valaisanne était « obsédée par la mort et le Diable ». Le tout étant soutenu par la belle musique originale de Nicolas Rabaeus qui contribue beaucoup à créer l’atmosphère du film.

Pour autant, le film déçoit un peu car si le thème de la foi est traité d’une manière originale -et si la sexualité était une expression de l’amour de Dieu ?- si la comédienne principale joue très juste, le propos, malgré une image très naturaliste, reste très abstrait et une certaine lenteur finit par atténuer la curiosité du spectateur.

Le film a un vrai univers auquel, finalement, on peut rester pourtant un peu insensible.

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