Si toute la première partie du film tient toutes ses promesses et que l’on suit avec curiosité les étranges aventures de Nour – un nouveau visage à découvrir de Golshifteh Farahani, qui semble habitée par son personnage – l’histoire dérape quand la traque devient une chasse à la femme et la violence finit par devenir gratuite dans des séquences pas toujours vraisemblables et qui n’en finissent plus de tourner en boucle.
Si le film montre bien l’atmosphère d’une époque où, notamment dans les coins défavorisés, certains, complètement perdus et en perte de repères, se mettent à croire n’importe quelle superstition, si le propos touche par sa défense des femmes, trop souvent assimilées à des sorcières, toute la partie finale devient prétexte à une situation grand-guignolesque. Et là, le temps devient long.
