Un cinéaste à la révolte « douce »

En 2021, il avait sorti son dernier long-métrage : Arthur Rambo – inspiré de l’affaire Medhi Meklat, dans lequel un jeune écrivain à succès se retrouve dans la tourmente lorsque d’anciens messages postés sur ses réseaux sociaux – et qui étaient racistes, antisémites et homophobes – refont surface.

Aussitôt l’annonce de son décès, le Festival de Cannes a réagi et salué la mémoire d’un  « humaniste acharné, qui cherchait la lumière malgré la violence sociale, qui trouvait l’espoir malgré la dureté de la réalité ». Le cinéaste était revenu à Cannes en 2017 avec L’Atelier dans lequel un groupe de jeunes en insertion faisait un stage d’écriture et dans lequel Marine Foïs campait une romancière connue qui s’engage dans cette formation.

Se battant en permanence pour un certaine idée du cinéma et de l’art, il avait fondé en 2015 aux côtés de Pascal Ferrand et de Cédric Klapish, la Cinetek, plateforme de VOD de films qui étaient éditorialisés par des cinéastes. Un cinéaste humaniste et jamais indifférent. Laurent Cantet travaillait sur un projet de film, intitulé L’Apprenti, dont la sortie était prévue pour 2025.

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