Pour autant, le film n’échappe pas à un côté bricolage et tourne un peu au rond au rythme des mélodies voulues par le cinéaste et qui reviennent en boucle répétitive. Le parti pris de faire commenter en voix off par Rosa qui commente aussi l’action est un peu scolaire : on n’a pas forcément besoin de voir expliqué ce qui passe très simplement à l’image. De fait, le procédé, prévu pour abolir la frontière entre la fiction et le documentaire devient lourd en diable.
Alors, malgré certains moments de grâce, l’opus ne parvient pas vraiment à décoller. La faute aussi à des dialogues eux-aussi répétitifs et qui manquent souvent de sève.
