Un amour scandaleux

On est alors presque parfois étonné, connaissant l’univers de Catherine Breillat qu’elle ait signé une réalisation si sage, presque romantique, sur un sujet aussi vénéneux. Certes, elle a eu le parti-pris avec Jeanne Lapoirie, la directrice de la photographie, de signer une image lumineuse, pleine de clarté, mais sa mise en scène reste classique avec parfois quelques plans faciles comme celui où Anne se verse son verre de vin, dégusté dans un beau canapé de cette maison bourgeoise un brin isolée.

S’il s’agit bien de l’histoire d’une passion que rien, y compris la morale, ne semble arrêter, la mise en scène manque un peu de ressort pour en restituer toute la force.

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