Au fil des séquences, avec une importance du regard et de rares dialogues au gré des visites reçues par cette bénévole, Mark Jenkin pose des jalons, opte pour certaines images sans pour autant tenter de tout éclaircir, laissant chacun libre d’interpréter certains signes qui surviennent dans le quotidien de cette femme d’âge mûr. Portant le film sur ses épaules, Mary Woodvine aime, à ce sujet, citer Robert Bresson qui disait : « J’aimerais mieux que les gens ressentent un film avant de le comprendre ».
Original sans nul doute, ce film ne fera pas l’unanimité, même si l’on est sensible aux univers étranges.
