Pour saisir au plus près ce mouvement de contestation, Kathryn Bigelow a, comme elle le fit dans Démineurs et avec le résultat que l’on sait, utilisé trois ou quatre caméras en même temps et en tournant constamment autour des acteurs en mouvement. Une technique qui lui permit de boucler les scènes en trois prises et à restituer toute l’intensité de cette émeute.
Son récit est servi par un casting impeccable, notamment marqué de la présence de John Boyega qui, pour préparer son rôle, a rencontré le vrai Melvin Dismukes, qu’il incarne dans Detroit. Cet agent de sécurité afro-américain, s’est, en effet, retrouvé bien impuissant face au déroulé du drame.
Toute la force de ce film repose sur cette montée de la répression et le déroulement infernal de son processus. Un film en forme de parabole sur la violence et la domination.
