Un prof perdu en banlieue

Et le film a été tourné dans la ville de Stains, l’été 2016, avec les élèves que le réalisateur avait suivis. Sauf Denis Podalydès, Olivier Ayache-Vidal a en prime opté pour des visages « neufs » pour donner plus de crédibilité à son histoire.

D’une facture classique, le film repose aussi en grande partie sur les épaules de Denis Podalydès dont le personnage François Foucault doit « tuer » le père pour se mieux construire. Le comédien souligne ; « François Foucault n’a sans doute jamais songé à se rebeller contre lui, il a dû le subir et tenter de se faire un chemin dans son ombre. Il est hors de toute gloire possible. Il se venge un peu contre ses élèves d’Henri IV, se réfugiant dans le culte des langues anciennes. Il ne se doute pas qu’un tout petit peu de gloire (une gloire certes non médiatique) va lui venir de cette mutation à Stains, vécue d’abord comme un déclassement. » Et, peu à peu, les élèves de ce collège difficile vont peu à peu le conduire à se montrer sous un jour plus humain.

Jouant sur un forme d’humour – la scène d’ouverture où Denis Podalydès rend les copies est très réussie – ce film est une plongée touchante dans l’univers de ces collèges qui tentent, malgré les difficultés, de survivre. Et de jouer leur rôle de formation.

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