Décrivant les derniers mois de la vie de Catherine Parr en tant que souveraine, le film décrit aussi les derniers mois de règne et de vie d’Henri VIII, qui souffre terriblement d’une blessure à la jambe. Un roi autoritaire et cruel, mais qui a fort à faire avec Catherine Parr capable de s’affirmer même si elle prend le risque d’être assassinée si elle résiste à ce roi tout puissant.
On voit à quel point dans cette Angleterre encore médiévale, les jeux de pouvoir sont de rigueur et les couloirs bruissent de conspirations. Derrière des décors luxueux dont les couleurs flashent à l’écran, les personnages se mettent à nu, notamment ce roi dont on assiste la lente dégradation de la jambe qui finira par l’emporter. Jude Law n’hésite pas à se montrer méconnaissable pour camper ce souverain devenu faible, mais qui, pourtant, refuse de baisser sa garde et peut se montrer violent avec son épouse. Quant à Alicia Vikander, elle incarne, avec nuances, la seule femme qui a survécu à Henri VIII.
Jouant sur l’opposition entre une Nature encore sauvage et ce château qui est comme une prison pour la reine, ce drame historique a des qualités. Pour autant, peut-être parce que le film aurait gagné à avoir quelques coupes pour lui donner plus de rythme, un spectateur français, peu au fait de l’histoire anglaise, peut rester un peu sur sa faim, tout en appréciant la qualité du jeu des comédiens.
