En quête d’amour

« Je me suis beaucoup inspiré des figures de femmes qui m’entourent ou qui m’ont entouré dans la vraie vie comme dans le cinéma ou la littérature », dit Maxime Rappaz. Claudine est campée par Jeanne Balibar dont le timbre vocal nimbe le moindre propos d’une aura de mystère distingué. Une femme qui déambule en bottine dans des décors de haute montagne ne peut pas être quelqu’un de simple…

Si le cinéaste saisit bien la relation avec ce fils handicapé, son regard sur des hommes de passage – sans doute parce que le père de son fils l’a abandonné – si la mise en scène sait rebondir sur les décors impressionnants du barrage, notamment dans la séquence où le géologue lui fait visiter le « monstre », le film n’arrive pas vraiment à trouver sa vitesse de croisière et, in fine, les errances amoureuses de Claudine, qui devraient faire réagir, finissent pas devenir monotones, voire ennuyeuses. Une histoire certes sensible, mais qui ne parvient pas vraiment à émouvoir.

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