CINÉMA : MERCREDI 13 MARS 2024
LA NOUVELLE FEMME, de Léa Todorov – 1h41
Avec Jasmine Trinca, Leïla Bekhti, Rafaëlle Sonneville-Caby
Mon avis : 4 sur 5
L’histoire
En 1900, Lili d’Alengy, célèbre courtisane parisienne, a un secret honteux – sa fille Tina, née avec un handicap. Peu disposée à s’occuper d’une enfant qui menace sa carrière, elle décide de quitter Paris pour Rome. Elle y fait la connaissance de Maria Montessori, une femme médecin qui développe une méthode d’apprentissage révolutionnaire pour les enfants qu’on appelle alors « déficients ». Mais Maria cache elle aussi un secret : un enfant né hors mariage. Ensemble, les deux femmes vont s’entraider pour gagner leur place dans ce monde d’hommes
Ce qui touche dans ce film ?
Peu de gens connaissent vraiment la vie de Maria Montessori, devenue un nom célèbre d’une éducation nouvelle et qui a connu une vie complexe et passionnante. Le régime fasciste l’a même utilisée pour transformer le système éducatif italien en collant à l’idéologie du régime. Pour autant, sa méthode a permis, ensuite, bien des progrès en ce domaine, notamment dans le domaine des enfants atypiques. Le film montre bien comment cette femme courageuse a payé de sa personne pour convaincre à la soutenir dans les années 1910 des autorités qui regardaient son travail avec beaucoup de circonspection.
C’est aussi le portrait d’une de ces nouvelles femmes, dont Léa Todorov explique la signification : »C’est l’expression qu’utilisent communément les historiens pour désigner ces femmes féministes, éduquées et indépendantes de 1900 qui avaient réussi à accéder à des fonctions professionnelles et à des carrières universitaires, et qui affirmaient une place dans la société par le savoir. » Sa méthode lui permettra ensuite d’obtenir des résultats étonnants avec des enfants dits « normaux ».

