Le jardin des cauchemars

Petit à petit, le spectateur découvre le parcours trouble du jardinier sans que, jamais, Paul Schrader ne force le trait. L’astuce aussi du scénario, c’est de le confronter à deux femmes séparées aussi bien par l’âge que par la condition sociale, ce qui ne peut que renforcer le malaise de cette situation.

Si l’histoire a un peu de mal à prendre sa vitesse de croisière, elle dégage rapidement un climat lourd où le poids des regards pèsent sur bien des situations. Et, quand la violence surgit, elle vient paradoxalement comme « éclaircir » l’horizon. Sigourney Weaver est parfaite dans le rôle de cette grande bourgeoise qui a l’habitude que tout lui cède et forme avec Narvel Roth, un « couple » bien étrange. Quintessa Swindell, apparue dans In Treatment vient apporter une touche de « jeunesse » qui bouleverse le cours du récit qui est aussi la description de l’envers du rêve américain.

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