Ayant beaucoup tourné pendant la guerre (sous la houlette de Jacques Becker, Marc Allégret ou encore Abel Gance dans Paradis perdu, en 1940), elle reçoit en 1945 un télégramme d’un producteur américain , Paul Graetz, qui l’a vue dans Falbalas et Boule de suif, et lui propose un contrat pour tourner en Amérique avec le réalisateur de son choix. Partant à Londres pour améliorer son anglais, elle le met en contact avec l’équipe de Claude Autant-Lara. C’est à Londres qu’elle est contactée pour savoir si elle connaît le roman à scandale de Raymond Radiguet, Le Diable au corps. Des années plus tard, elle se souvenait : « Je le connaissais car, pendant la guerre, Cocteau m’avait donné ce livre en me disant de le lire absolument, je l’avais lu et trouvé magnifique. » Et Claude Autant-Lara investit alors le projet…
