Bien entouré, notamment par Lena Olin dans le rôle de sa femme, Anthony Hopkins est impeccable dans le personnage de ce juste, dépassé par la vague médiatique qui s’empare de lui, le jour où une émission populaire de grande écoute de la BBC, That’s Life, « s’empare » de son histoire (la séquence ne manque pas d’ironie sur ce type de rendez-vous cathodique qui vise à tirer les larmes). Avec Johnny Flynn, qui campe Nicholas jeune, ils réussissent à jouer deux époques de la vie du personnage sans que cela ne paraisse jamais invraisemblable ou convenu.
Film nécessaire sur les combats d’un humaniste et d’une équipe qui prit tous les risques pour sauver des enfants des griffes des nazis, Une vie aurait gagné à une mise en scène plus audacieuse, notamment quand Nicholas, devenu un vieux monsieur, est fêté par les survivants de ces trains de l’espoir. En revanche, une fois de plus, Anthony Hopkins montre à quel point son jeu est d’une grande délicatesse et porte son personnage de bout en bout sans jamais forcer son jeu.
