Une croisière bien caricaturale

Car, si la caricature et l’humour noir peuvent donner d’excellents résultats pour qui les aime, Sans filtre mise surtout sur l’humour de potache et la scène de vomissements et de WC bouchés, par exemple, n’en finit plus. C’est d’autant plus pesant que l’opus est long, très long… Caricatural aussi et assez téléphoné, le personnage du pacha, campé avec conviction par Woody Harrelson, qui est toujours entre deux gins et ne craint pas les mélanges.

Quant à la critique sociale, elle se pose un peu là. De fait, les « pauvres » de l’histoire deviennent aussi écœurants que les riches dès lors qu’ils prennent le pouvoir. Après la scène d’ouverture très réussi de disputes du couple de mannequins sur fond de disparités salariales, cette comédie sentimentale ne tient absolument pas ses promesses et finit par ressembler à une coquille vide. Une vraie déception pour une croisière qui s’amuse, mais sans nous.

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