Un amour de banquise

Les images de nature sont magnifiques – Guillaume Maidatchevsky a tourné aux confins de l’Amérique
du Nord, dans le Grand Nord canadien et plus précisément à Dawson City où vécut Jack London – et le réalisateur a mis un point d’honneur à ce que la caméra soit au plus près des animaux, ce qui donne des images impressionnantes, notamment sous-terre, comme si le spectateur était immergé à leur côté.

De son passé de biologiste, Guillaume Maidatchevsky a gardé une certaine connaissance du comportement des animaux. Et, même si les dresseurs ont fait un sacré travail sur les « vedettes » de l’histoire, il sait qu’il faut composer avec l’instinct animal. Il explique ainsi sa manière de filmer : « Quand je tourne, j’ai un œil dans l’œilleton pour voir ce que je filme, et contrairement à la majorité des caméramen moi je laisse mon autre œil ouvert. Parce que je veux pouvoir anticiper et être prêt à réagir. Malgré tout, je suis souvent surpris parce qu’un animal est souvent imprévisible. »

Glissant de façon indirecte quelques « messages » sur le réchauffement climatique, évitant les pièges de tout anthropomorphisme et se jouant de quelques codes du bon vieux western, l’odyssée de ces deux renards intrépides est un joli conte pour les fêtes.


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