Quant à Asia Argento, elle apporte sa touche toujours singulière au personnage féminin fort du scénario. La fille du célèbre cinéaste italien Dario Argento – qui avait coproduit Zombie, de Romero- explique son arrivée dans le projet : « Bien sûr, toute gamine, j’ai rencontré George A. Romero à deux ou trois reprises, mais s’il m’a demandée d’y interpréter Slack, c’est surtout parce qu’il avait beaucoup aimé mon premier long-métrage en tant que réalisatrice, Scarlet Diva. Après deux projets qui ont avorté, il m’a contactée à nouveau pour Land of the Dead. Je me suis aussitôt engagée à fond dans le projet même si les films d’horreur ne sont pas vraiment ma tasse de thé…«
Signant une mise en scène toujours très efficace, Romero est le cinéaste qui parle le mieux des morts-vivants dont les maquillages sont toujours surprenants et, dans le bonus, leur créateur Greg Nicotero raconte sa manière de travailler. George A. Romero sait aussi glisser des clins d’œil modernes dans son récit. Ainsi le camion en acier renforcé à des allures de Mad Max et certaines séquences font écho aux bons vieux westerns.
En revanche, la multiplication de scènes violentes en gros plan (comme celles de cannibalisme) finissent par devenir un brin gratuites et on peut regretter le noir et blanc qui conférant à ce type de film un cachet certain. Pour autant, George A. Romero n’a pas perdu la main quand il joue avec les codes de l’horreur.
