Thomas Bidegain souligne avoir voulu « capter les sons de la nature ». Il souligne : « Que ce soit le bruit de la pluie sur la tôle, le ressac de la mer… tout est très sonore. » Et, effectivement, l’ingénieur du son, Pierre André, a fait un travail d’orfèvre pour capter ces bruits naturels. Ce qui est dommage c’est que la musique originale envahissante – Raphaël n’a pas été très inspiré – vienne surligner la moindre émotion et tue trop souvent cette captation sonore. Alors, même si le travail du directeur de la photo, Nicolas Loir, est tout à fait remarquable et restitue bien l’atmosphère de cette contrée extrême, la lumière polaire (l’équipe a tourné en Islande où le décor a été entièrement construit), Soudain seuls finit par laisser le spectateur sur le côté et la plan final, très image d’Épinal, n’arrange pas l’impression générale. Une grosse déception donc venant d’un scénariste et réalisateur de la trempe de Thomas Bidegain.
