Avec ce prix, le jury 2023 du prix Jean Vigo couronne un film qui lance aussi un cri d’alarme. Quelques chiffres expliquent l’enjeu : le niveau de 2/3 des nappes phréatiques en France est sous la normale; 31% des cours d’eau en France sont à sec ou encore 3 milliards d’individus dans le monde se trouvent dans une situation d’insécurité alimentaire liée au manque d’eau. En faisant ce film, Dominique Marchais a voulu saluer les engagements des défenseurs de la nature, celles et ceux qui sont minoritaires, « maltraitées, conspuées. Le Président de la République les moque en les traitant d’ »amish », le ministre de l’intérieur d’écoterroristes. Et s’il ne s’agissait que d’eux ! Les grands médias font preuve d’une ignorance crasse et d’une méchanceté écœurante sur tout ce qui a trait à la défense de l’environnement. »
L’autre prix Jean Vigo, celui du court métrage a été décerné à Julia Kowalski pour J’ai vu le visage du diable. Un scénario qui ne manque pas d’originalité. À Kościerzyna, petite bourgade du nord de la Pologne, de nos jours. Majka, 18 ans, est convaincue d’être possédée. Elle décide de rencontrer le père Marek Rogala, un prêtre exorciste.
