Si toute la première partie du film tient ses promesses, nous faisant partager le quotidien des mineurs, les tensions, un certain racisme, dont l’immigré marocain fraichement débarqué fait les frais, si la photographie signée Alain Duplantier, se jouant d’une lumière sombre, est très réussie, tout cela ne sauve pas un scénario confus et un récit souvent caricatural.
Semblant livrés à eux-mêmes, les acteurs semblent chercher leur marque dans un récit qui hésite entre le grand guignol, quand la créature aux allures de Shiva surgit, et le film de survie, avec le zeste de mélo qui va avec. En chef d’équipe, Samuel Le Bihan joue consciencieusement le chef d’équipe bourru, mais au cœur d’or, et le reste du casting est au diapason.
Et puis, l’histoire multiplie les invraisemblances. Comment penser qu’un professeur peut descendre en habit de ville à plus de mille mètres? Comment penser qu’un immigré marocain, fraichement débarqué de son Atlas (mais il est fils de prof alors…), s’exprime dans un langage si soutenu ? Et comment peut-il, en un tour de main, devenir l’interlocuteur privilégié dudit prof ?
Bref, cette histoire n’est pas vraiment fantastique !
Côté musique
Compositeur de musique de jeux vidéo (Vampyr, Get Even, Assassins Creed, A plague Tale : Requiem…) et de musiques de film, Olivier Derivière a signé la BO de ce film. Avec de fidèles compagnons de jeu, le violoncelliste Eric-Maria Couturier et l’ensemble Intercontemporain de Paris, il a imaginé une musique originale épousant ce thriller des mines.
