Jouant sur le procédé classique de la mise en abîme du film-dans-le film, Ça tourne à Séoul montre bien, sous la forme d’une fable délirante, combien de luttes et de tensions sont nécessaires à l’achèvement d’un film. Il est vrai, ce plateau est un concentré d’emmerdes entre les egos surdimensionnés de certains acteurs, les histoires d’adultères, l’alcoolisme de mise, des producteurs omniprésents, des censeurs obsédés par l’anticommunisme…
Jouant avec maestria sur un mélange de séquences en noir et blanc – qui délimitent le film tourné – et en couleurs, Ça tourne à Séoul touche par son ironie féroce et sa vision noire d’un plateau de cinéma. Quelques longueurs dans la dernière partie plombent un brin le rythme d’un film qui débutait pourtant à belle allure et qui repose sur une réalisation solide.
