C’est d’ailleurs le personnage de Clarisse qui sert de fil directeur à l’histoire. Commentaires du cinéaste : « Il est primordial pour moi que l’on puisse ressentir ses émotions en même temps qu’elle : sentir son cœur battre lorsque l’angoisse l’envahit, son souffle coupé lorsqu’elle a une révélation, la chaleur de son sourire malicieux face aux absurdités des uns ou des autres, ou encore sa gêne et sa souffrance lorsqu’elle est en difficulté… Bref, que cette aventure soit à son image : drôle, touchante, vive, audacieuse et surprenante. » Quant au commissaire bougon et amoureux joué par Didier Bourdon, il est hanté par le souvenir de son père, grand flic, mais dont les photos semblent sorties de la vieille imagerie de l’URSS d’antan.
Les répliques fusent, pas toujours légères – ainsi quand le commissaire offre des boucles d’oreilles en forme de douille et que Sterling lance « une bonne paire » – les situations extravagantes sont nombreuses – de l’attaque de la maison du forcené à la séquence de karaoké chez les parents sourds de Clarisse. Quant au personnage de médecin légiste, se croyant dans une émission de télé-réalité, campé avec gourmandise par Artus, il permet de créer des moments où l’humour noir règne. Grand Prix au Festival de l’Alpe d’Huez, cette comédie, dont les traits sont parfois un peu gros, tient ses promesses et se déroule à un rythme certain.
