Une retentissante affaire

En signant Le Procès Goldman, sur les écrans le 27 septembre, Cédric Kahn revient sur la médiatique affaire qui a marqué l’histoire de la Gauche. Retour sur l’affaire.

En novembre 1975, débute le deuxième procès de Pierre Goldman, militant d’extrême gauche, condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre braquages à main armée, dont un ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes. Il clame son innocence dans cette dernière affaire et devient en quelques semaines l’icône de la gauche intellectuelle. Georges Kiejman, jeune avocat, assure sa défense. Mais très vite, leurs rapports se tendent. Goldman, insaisissable et provocateur, risque la peine capitale et rend l’issue du procès incertaine.

En revenant sur le parcours de ce militant d’extrême gauche, né en 1944 – il sera assassiné par un groupe d’extrême droite le 20 septembre 1979 – Cédric Kahn s’intéresse au second procès de Pierre Goldman, un intellectuel qui a évolué vers le banditisme dans les années 1970. Après une condamnation en première instance à la réclusion criminelle pour des braquages, ce nouveau procès, qui s’est passé de nombre 1975 à mai 1976, a été un épisode fort dans l’histoire de la Gauche.

Le film montre bien comment Goldman, fils de deux héros de la résistance juive communiste en France, fut soutenu par des grands noms de la culture notamment Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Simone Signoret. Un chanteur comme Maxime Leforestier lui consacrera une chanson qui marqua les esprits : La Vie d’un homme.

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