Des femmes qui luttent

Au cœur de cette comédie de mœurs, il y a le personnage d’Angèle, une vraie battante qui, tout en s’impliquant pour prendre la défense de ces femmes, va parfois voir leur situation se dégrader à la suite de ses interventions. Ce qui permet, in fine, d’intégrer le personnage de l’avocat noir qui est coincé entre son patron défendant des clients fortunés et ses convictions profondes, renforcées par l’attirance ressentie pour Angèle. Une nounou de combat à laquelle Eye Haïdara donne toute sa pêche, tout en laissant parfois poindre les blessures intimes de son personnage. « Son charisme était idéal pour ce rôle. Elle arrivait parfaitement à faire émerger aussi le côté un peu voyou d’Angèle. Il fallait qu’on la trouve drôle et qu’on puisse éprouver de l’empathie pour elle » comment Julien Rambaldi. Quant à Ahmed Sylla, il signe une composition toute en retenue avec ce personnage d’avocat, très éloigné de ses rôles habituels, plus délurés et caricaturaux.

Comédie sociale, avec une émotion toujours tempérée par de l’humour, Les Femmes du square dresse aussi un portrait ironique bien senti sur toute une bourgeoisie friquée, voire bobo, qui exploite sans vergogne des nounous vivant dans une vraie précarité, et qui ne sont pas toutes déclarées, alors que lesdits patrons savent se confondre à de grands discours humanistes.

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