Un James Bond à la sauce berrichonne

SI certains vont juger la comédie prévisible, le trio s’en tire pourtant avec les honneurs dans cette espèce de James Bond à la Berrichonne où il joue sur tous les clichés du genre : de la course-poursuite en tuk-tuk dans les ruelles de Banggkok à la cascade en moto des mers de Maria Bodin qui vient de découvrir pourtant l’engin pétaradant, en passant par la bande de méchants souteneurs à laquelle mère et fils vont arracher la belle Malee. Une jeune femme campée par Bella Boonsang, une mannequin qui n’avait jamais tourné, et que Vincent Dubois et Jean-Christian Fraiscinet ont choisie après avoir passé une audition où elle a étonné le duo en sachant déjà les dialogues sur le bout des doigts.

Si les dialogues, pas trop bavards, font mouche, comme sur scène, si les situations prêtent rire, une vraie tendresse pour les petits, les sans-grades se dégage de l’histoire. Avec, au passage, un hommage constant à des populations qui veulent d’abord vivre en harmonie avec la nature. Une comédie sans prétention mais qui tourne rond avec un clin d’œil à Albert Dupontel, un cinéaste admiré par le duo qui a confié le rôle du psychiatre de Christian à un pivot de la bande à Dupontel : Nicolas Marié. Un voyage qui offre un dépaysement tranquille.

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