Tout n’est pas perdu…

Biologiste et spécialiste des pêcheries, lanceur d’alerte important et codétenteur du prix Tyler 2023 – l’équivalent du Nobel pour l’écologie – Daniel Pauly explique clairement par exemple le rôle mortifère des armateurs industriels dans le déclin de la biomasse dans l’océan. Il montre aussi comment, lors d’une pêche licite à la crevette, lesdits armateurs récupèrent aussi des espèces interdites de pêche à cette date et qui sont rejetées, mortes, à la mer ! Le chiffre qu’il donne de ces animaux tués laisse rêveur.

Passé le cri d’alarme, le doc montre aussi que la situation n’est pas encore irréversible. Comme le dit Hubert Reeves : « Il est important aussi d’apporter de bonnes nouvelles. » Ainsi, Daniel Pauly, encore lui, rappelle qu’au Danemark, la situation s’est améliorée car chaque pêcheur doit être propriétaire de son bateau ce qui interdit l’usage d’armada de grands groupes. Ou encore la franco-colombienne Sandra Bessudo, biologiste et écologiste, grande défenseur des requins, qui agit comme haute conseillère de l’Environnement auprès du Président colombien, unissant les efforts de biens des groupes de défense de l’univers marin. D’autres évoquent aussi le gonflement du nombre de baleines à bosse, des baleines dont le documentaire montre bien l’importance dans la vie océane.

Deux exemples parmi bien d’autres d’intervenants passionnants et passionnés qui donnent des raisons de ne pas voir l’avenir qu’en noir, pour peu que politiques et citoyens réagissent pour agir concrètement alors que la situation s’est aggravée.

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