Au chevet du mal être

Si le documentaire peut paraître parfois bavard, il est riche et montre, par bien des exemples, comment l’équipe mène une thérapie collective ou individuelle, parle, dessine… Tout en mettant les parents au cœur du dispositif de soin. Pour mieux « sentir » les situations diverses, Clara Bouffartigue a passé un an avec eux en séance de soin avant de se mettre à filmer. Elle explique : « Il ne s’agit pas comme on le croit trop souvent de faire oublier le filmeur et sa caméra, mais au contraire de lui donner une juste place et d’assumer qu’il en ait une. »`

Au fil des séquences, on mesure bien, dans ce documentaire pédagogique, dont le titre renvoie de façon positive à une célèbre comptine, comment le parcours de soin, qui n’exclue personne, est long et repose sur une écoute de tout instant. Et l’introduction de séquences animées permet d’évoquer, de manière originale comme en témoigne l’affiche, l’évasion dans l’imaginaire loin des blessures intimes.

Laisser un commentaire