Un classique polar

Le résultat n’est pas révolutionnaire, mais fonctionne rondement et les codes du genre sont respectés dans une histoire qui utilise bien le décor marseillais jusqu’à cette ferme, située sur le col de la Gineste où les deux truands se refont une santé. Et il faut saluer le travail du décorateur François de Lamothe qui a fait un magnifique travail sur le plateau. En prime, l’astuce de Jacques Deray a été d’insuffler un certain humour, y compris dans le personnage campé par Delon, dans l’histoire.

Pour l’anecdote, le nom du personnage campé par Alain Delon, Roch Siffredi donnera son nom de « cinéma » à la star masculine du porno… Le film a marqué les esprits : dans les premiers films de Martin Scorsese ,l ‘affiche de Borsalino est présente dans les plans de rues, dans Mean streets notamment.

Un polar qui conserve un rythme certain, même si Deray a veillé à ne privilégier aucun des deux protagonistes principaux et distribue de manière égale les gros plans. Enfin, il y a la musique du film, signée Claude Bolling, qui contribua largement à son succès et son univers joyeux de bastringue.

Un film de gangsters, à la fin mélancolique, qui reste une référence malgré tout.

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