Mordu de Brésil

Il y a une forme de dérision et de surréalisme dans cette comédie qui aurait quelques similitudes dans le ton avec les films du réalisateur palestinien Elia Suleiman. De fait, une séquence comme celle du « Café des Hittistes « , avec l’arrivée désopilante de l’ambulance à la sirène « bricolée », joue sur ce décalage. Explications de Hicham Ayouch : « Hittiste est un terme argotique en arabe algérien signifiant « les gens collés au mur ». Métaphoriquement, cela exprime que si ces gens se décollent du mur, le mur s’effondre. » C’est aussi un moyen de montrer, mais avec humour et un sens certain de la dérision, comment une majorité de jeunes ne cultive pas beaucoup d’espoir.

Il manque un peu de densité sur la longueur à scénario pour rendre plus dense cette fable politique et drôle avec un héros lunaire à souhait et dont le destin bascule quand il peut « intégrer » l’univers de la télénovela. Pour autant, cet opus mariant la comédie et la poésie, dégage un charme certain.

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