Pour Kad Merad, tourner ce film était une forme de retour aux sources. Sa mère, berrichonne, et son père, Algérien, se sont rencontrés en France et sont partis ouvrir un salon de coiffure en Algérie, mais ils sont revenus en France au bout de deux ans : “Je suis né pendant cette parenthèse alors que mes trois frères et sœurs sont nés en France. Mais nous avons tous, et toujours, été connectés avec ce pays.” Dans son personnage un peu lunaire, Kad Merad fait une composition touchante et juste, avec un « héros » qui va de drôles de moments protocolaires à des rencontres plus tendues.
Au passage, par le truchement de la jeune fille campée par Oulaya Amamra, révélée par Divine, cette comédie réaliste et humaniste évoque aussi le Printemps arabe et le refus de s’exiler pour continuer à se battre sur place…
