Un polar classique

L’efficacité du récit repose sur le trio de comédiens, Marlène Jobert ménageant même une surprenante sortie armée de douche. Si Claude Rich détonne un peu dans la peau d’un flic assez pourri, Claude Brasseur est lui parfaitement dans le tempo et le rôle lui permit de décrocher le César du meilleur acteur. Une fois encore, les prix sont étranges quand on pense que figurait face à lui, dans cette catégorie, Patrick Dewaere pour Série noire

Enfin, le générique aligne un nombre impressionnant de « gueules » pour les rôles dits seconds, ce qui confère un vrai réalisme à l’ensemble : de Jean-François Stévenin à Rufus en passant par François Périer, Gérard Desarthe ou encore Roger Mirmont. Du polar solide, comme on en faisait à l’époque avec des dialogues qui font mouche et une musique originale jazzy de Jean-Marie Sénia.

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