Alors dans cette maison où évoluent ce groupe de jeunes filles en fleurs, qui expriment bien des fantasmes d’une sexualité en train d’éclore, tout peut arriver dans un décor de bombons acidulés qui, d’un instant à l’autre, peut basculer dans une atmosphère totale de dingueries.
La musique épouse, non sans une certaine drôlerie, façon parodie des sixties, les divers incidents qui accompagnent ce séjour des filles dans la maison de cette tante, pas vraiment très « catholique ». Très porté sur les films publicitaires, Nobuhiko Ôbayashi signe ainsi un shojo manga qui tourne pas vraiment bien, mêlant une candeur toute enfantine, avec des images très éclairées notamment, à une cruauté plutôt apanage des adultes.
On peut être dérouté par un opus qui ne lésine pas sur les maquettes, les collages et les surimpressions, parfois encore concoctées de manière très artisanale, mais Hausu n’est pas un film banal et une jeune génération, nourrie de mangas, aura sans doute à cœur de le découvrir.
