La folle course contre le temps

Pour évoquer son engagement dans cette réalisation, Andy Muschietti souligne : « Ce qui m’a donné envie d’y participer, c’est la force émotionnelle du récit, au-delà du grand film d’action spectaculaire. Il y a une dimension très émouvante dans les fondements mêmes de cette histoire. Il s’agit des rapports entre un adolescent et sa mère. Sans cela, tout le reste est vain. C’est ce que je recherche au cinéma, c’est ce que j’aime, et c’est le genre de film que je cherche à faire. Et cette histoire repose avant tout sur un magnifique enjeu émotionnel. Il était suffisamment fort pour donner naissance à une aventure d’une telle envergure. »

Si l’humour est présent dans bien des parties dialoguées et dans les situations même les plus périlleuses, si les scènes d’action, supportées par une sacrée équipe de cascadeurs, sont prenantes, il manque à ce film -malgré les relations touchantes du héros avec sa mère, poignardée chez elle – de vrais moments d’émotion. Sans doute parce qu’il aurait vraiment fallu concentrer ce biopic sur le personnage principal plutôt que de multiplier les pistes et s’appuyer surtout sur le spectaculaire. Si réussis soient-ils, les effets spéciaux et un montage vitaminé ne permettent pas de combler certaines faiblesses du scénario qui connaît des baisses de rythme qui font ressentir la longueur du film. Mais, heureusement, les vrais héros ont la vie dure.

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