On a alors le sentiment qu’ Alberto Bevilacqua n’a tourné cette histoire que pour pouvoir filmer le regard magnifique de la comédienne qui fait perdre la tête au patron de son usine au point de le voir proposer l’autogestion, mettant en furie d’autres boss qui vont se liguer contre lui dans une espèce de loge mafieuse.
Décrivant la lutte de classes avec un peu trop de lyrisme, La Califfa est ainsi un hommage à La femme, symbolisée par Romy Schneider. Pour l’anecdote, le mot « la califfa » est le nom donné aux meneuses d’hommes dans la plaine du Pô. In fine, c’est une curiosité cinématographique à redécouvrir quand même : le film avait représenté l’Italie au Festival de Cannes en 1971.
