Romy Schneider, étonnante en ouvrière

TV : Diffusion sur France 3, vendredi 28 avril à 0h20

LA CALIFFA, d’Alberto Bevilacqua – 1h35
Avec Romy Schneider, Ugo Tognazzi
Mon avis : 2 sur 5

L’histoire ?

Des grèves secouent l’Italie. Le mari de la Califfa est tué et elle devient la Passonaria des grévistes. Elle s’oppose au patron de l’usine, Doverdo, lui-même ancien ouvrier. L’opposition se transforme en amour, du coup le conflit s’éteint par concessions réciproques.`

Et alors ?

Signé Alberto Bevilacqua, romancier et poète qui tournait là son premier film en adaptant un de ses romans, La Califfa n’est pas un opus qui révolutionne le cinéma, mais une curiosité un peu oubliée. De fait, le film est un brin invraisemblable – l’ouvrière crache sur le patron un jour et couche avec lui un autre -, parfois confus et même long et sa réalisation ne brille pas par son originalité. Il est vrai, le cinéaste est plus un homme de mots – il a notamment écrit pour Mario Bava – que d’images. Et le plus fort dans la réalisation tient à la partition magnifique d’Ennio Morricone, même si elle aurait mieux figuré dans un western.

Le film est surtout une curiosité car le cinéaste est fasciné par le visage de Romy Schneider, qui est magnifique, bronzée et dont la beauté vient éclairer l’histoire de bout en bout face à Ugo Tognazzi qui assure sa partition comme à l’accoutumée et est capable de jouer sur tous les registres devant une caméra.

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